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Blog de Jean-Philippe Souillier-Roppert


Écrire pour se voir, lire pour naître ensemble

J’ai appris « C’était à être le témoin de lui-même que l’être humain était destiné par les hiérarchies spirituelles régulières » et aussi  » Se vouer à un autre être en esprit développe le soi-spirituel. »

Ceci me donne un bon point d’appui pour continuer d’écrire ici. Ceci me donne un bon point d’appui car écrire sur soi développe l’attitude de témoin de soi même. L’anthroposophie, comme beaucoup d’enseignements spirituels apprend l’importance de se voir comme un étranger. Ceci me donne un bon point d’appui aussi car tenir un blog, c’est être présent de manière publique, et, que peut-on attendre d’un lecteur sinon que pour un temps, même court, il se voue à nous en esprit ? Que peut-on espérer sinon que cela nourira son propre parcours spirituel ?

Ainsi, je vais m’efforcer d’être un peu le témoin de moi-même et vous donner par la même occasion la possibilité de vous vouer à un être en esprit.

Hier je publiais des articles assistés par GPT sur un autre de mes sites. Et ce matin, je supprime à nouveau tout celà. Ce n’est pas d’assez bonne qualité. Je sais aussi que tout ceci vient d’une tendance à vouloir partager largement mon expérience de vie. Je n’ai cessé, ces dernières années, de publier et supprimer des articles que je publiais. Au fond, je crois que je me sens seul. Ecrire un blog me maintiens dans une attitude intérieure sociale. On écris toujours pour un autre. Mais écrire un blog est davantage comparable à une bouteille à la mer qu’à une discution entre amis. On ne sait pas qu’on est lu, par qui on est lu, comment l’autre reçois ce qu’on écrit. Au mieux on voit des chiffre statistiques.

Ce à quoi j’aspire, c’est une communauté, c’est évident. Mais je dois être trop difficile. Je suis très indépendant d’esprit et ne me sent plus à ma place parmis les catholiques. Je devrais peut-être retourner dans une branche de la Société Anthroposophique, mais la façon dont je l’ai quittée me donne un certain sentiment de honte et, surtout, il n’y a là que des personnes agées. J’aime les personnes agées, mais celà entretiens en moi la tristesse de ne trouver de pair dans mes ages ou plus jeune qui entretiennent une vie spirituelle de qualité.

Ainsi, je blog.

J’attendais beaucoup des blogs dans mon jeune age. Je me disais que c’était un moyen de démocratiser la création culturelle, de mettre à porté de tous le partage culturel et le partage de ses intuitions. Mais qu’en ais-je fait ? J’écris, oui, mais je ne lis presque jamais les blog d’autrui.

à ce moment, l’auteur se décide, comme pris par la révélation de ce qu’il a écrit, à aller lire des blogs

Mais, au fil à mesure, j’ai appris que le passé n’était qu’une phase; une éducation pour faciliter les tâches et les choix du présent

Oui, mon passé n’était qu’une éducation. Et le présent log ou je m’efforce de me regarder comme un étranger m’apprend que je n’avais jusqu’à maintenant, fait que la moitié du chemin. J’écrivais bien sur un blog, j’étais créateur culturel, mais je ne me nourissais pas de la création de mes contemporains, de mes pairs.

Je ne connais pas celui ou celle qui écris THE SOUND MIND d’où est extrait cette citation, mais je sais qu’il ou elle est un humain comme moi. Et je sais que si je continue à lire son blog, j’en apprendrais sur lui ou elle, j’apprendrais s’il est un homme ou une femme, j’apprendrais les intuitions qui sont les siennes et ses intuitions me nourriront.

Je le tenais mon fil conducteur !
Je la tenais ma communauté !
La communauté des blogueurs, la communauté des celles et ceux qui se disent, qui parlent, qui annoncent la bonne nouvelle de leurs révélations intérieures. Elles et eux porteurs du Christ quel que soit le nom qu’ils lui donne.

D’où tenais-je d’avoir eu cette inspiration d’aller lire un autre blog ?

Je le tenais certe de l’écriture de ce billet, mais aussi de Franck Joseph, auteur de Notes & Silence. Il avait aimé un de mes articles, La compétence oubliée qui fait durer les systèmes : l’art de réparer le canal, article maintenant disparu mais dont le titre apparait comme témoin de la révélation que j’ai en écrivant cet article. Son j’aime, est, je crois bien un des premiers j’aime que j’avais eu depuis longtemps sur ce blog.

Il semble que Franck Joseph soit branché méditation et spiritualité. Ce qui me rappel qu’hier, j’avais commencé à re-méditer devant cette belle reproduction de la Madonne Sixtine de Raphaël qui est en introduction de mon article. Certainement la pensée de ce blogueur fera t’elle partie des pensées que je laisserai passer dans mes méditations. Certainement aussi prierais-je pour lui lors d’un des prochains Acte de Consécration de l’Homme que je célèbrerais dans ma pièce.
Oui, je la tenais ma communauté !

Au moment de conclure cet article, je me rend compte de la valeur de l’écriture de soi. Non seulement pour soi, mais aussi pour autrui. Nous avons besoin d’assumer ce rôle de miroir que nous avons les uns pour les autres. Je me réjoui d’autant plus de cette prise de conscience qu’elle advient le jour le l’épiphanie, mot qui signifie manifestation d’une réalité cachée. Et je me dis que cette réalité cachée, cet enfant Jésus que vont adorer les rois mages, c’est, pour moi, entre autres, le blog THE SOUND MIND et le blog Notes & Silence. L’étoile qui m’aura guidé aura été un j’aime.

Et puisqu’il est traditionnel de prendre un engagement en janvier, mon engagement sera d’écrire le matin sur mon blog. D’écrire mon blog, oui, mais aussi, grâce à la révélation qu’aura été l’écriture de cet article, de lire celui des autres. Et ce sera comme pour être fidèle à cet esprit d’enfance qui m’habitais quand je découvrais cette merveille qu’est le blogging.

Dieu seul sait ce que demain nous réserve. Ca me suffit. C’est à nous de prier pour que sa volonté soit faite dans nos vies.

Oui, c’est vrai, et, ce que Dieu nous réserve, passe par ce que j’écrirais et par ce que ceux que je lirais écriront.

Sarva mangalam !
Bonne année !


Comme cadeau pour cette nouvelle année, je vous offre à méditer cette belle parole reçue d’une de mes épiphanies du jour


Le rituel fournit un cadre d’attention,
Sois l’attention du cadre rituel,
Alors, le rituel sera partout avec toi.
Et tu n’auras plus besoin du cadre.
Franck Joseph

Commentaires

Une réponse à « Écrire pour se voir, lire pour naître ensemble »

  1. […] zen. Dans cet esprit, et dans la suite de cette révélation qui m’est advenu en écrivant ceci, je veux apprendre à méditer les textes de mes pairs […]

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