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Blog de Jean-Philippe Souillier-Roppert


Log introductif

Il fallait bien avouer que je n’étais pas un chrétien comme les autres. J’avais bien essayé de me fondre, un temps, dans le catholicisme. Mais, pour le dire en termes anthroposophiques, il était flagrant que le catholicisme était profondément ahrimanisé.

Au fond, le rôle de l’Église Catholique aurait été de manifester l’unité dans la diversité en laissant à chacun la liberté des enfants de Dieu. L’idée même d’une religion dogmatique était, en fait, étranger au véritable christianisme. Le véritable christianisme, c’était l’expérience du Christ ressuscité ! L’individualisation du chrétien opéré par l’Esprit Saint.

J’avais essayé un temps d’aller à la messe, j’y allais encore il y a peu. Mais cette rigidité du catholicisme avait de mauvaises influences pour moi. J’étais, je dois bien avouer, profondément malheureux que l’Église ne soit pas encore ce qu’elle devrait être. Mais je me devais à la joie, je me devais à la joie de la résurection. Et puis, pour l’Église, il y avait des raisons d’espérer, de grand pas avaient été faits par Vatican II et quand on l’intègrerait, l’Église ressemblerait davantage à ce que à quoi elle devait ressembler, il fallait être patient.

Je devais, tel le scribe du royaume qui tire son trésor du neuf et de l’ancien, prendre ce que je trouvais de meilleurs dans ce que la vie m’avait appris.

En fait, le christianisme n’était même pas une religion, c’était le moyen que Dieu avait donné aux hommes de n’avoir qu’un seul médiateur entre eux et Lui. Pour ce faire, il avait envoyé son Fils en notre humanité. Il était devenu homme et nous avait montré combien il nous aimait. Puis il nous avait appris (et il nous apprend toujours) que nous étions introduit dans la vérité toute entière en recevant l’Esprit que son Fils nous envoyait d’auprès de Lui.

Les évangiles eux-même était supperflus. Ils étaient de simples indications d’un fait qui s’est produit il y a un peu plus de 1992 ans aujourd’hui : La mort et la résurection de Dieu fait homme.

Des chétiens avaient, avec cette expérience, écrit. Ils avaient écrit pour que leur joie soit parfaite. Il avaient écris car il leur était impossible de se taire sur la grande transfiguration intérieure qui advient à celui qui se lie à Dieu par son Fils, dans l’Esprit.

Mais l’histoire du christianisme est récente et le Christ est avec nous jusqu’à aujourd’hui, et il continuer de nous envoyer l’Esprit. Il ne cesse de nous envoyer l’Esprit, un esprit toujours renouvelant, toujours en lien avec l’époque que nous vivons.

Il me semble, je dois bien vous l’avouer, étonnant qu’on ne se rende pas compte que par exemple, l’ouverture d’esprit et l’amour dont témoigne l’acceptation de l’homosexualité dans nos sociétés contemporaines est profondément lié à un travail de métamorphose de l’humanité qui a été permis par le fait que maintenant, le Christ est avec nous. L’Église à encore bien du mal à sortir de la lettre.

Certains voudraient nous faire figer le Christ dans la façon dont il apparaissait aux hommes aux premiers siècles. Mais l’humanité n’a cessé de changer depuis, et ce que peut faire le Christ aujourd’hui est plus grand que ce qu’il pouvait faire alors, car il a déjà œuvré. Nous lui devons cet universalisme qui est de rigueur dans la sphère culturelle, nous lui devons toutes les avancées humanistes, nous lui devons même la laïcité de nos sociétés contemporaines, le fait qu’il n’y ait plus de crimes de sacrilèges et que nous pouvons dire ce que nous voulons sur les choses saintes comme sur les choses profanes. Nous lui devons surtout la quête de vérité qui se manifeste par la science et aboutit à la science spirituelle.

J’ai décidé d’écrire un blog.
D’abord car j’en ai toujours rêvé depuis que j’ai rencontré internet en mon adolescence. Mais aussi parceque je pense qu’il est important qu’on se rende compte qu’il existe des chétiens libérés, non dogmatiques et épanouis dans leur christianisme.

Je lis aussi bien les Évangiles que la Bhagavad Gita, autant Platon que Michel Onfray, autant les livres et conférences de Rudolf Steiner que de Peter Deunov et je pense que c’est à l’Esprit de nous enseigner et non à quelqu’homme que ce soit. Le Christ est toujours vivant. Il est devenu l’esprit central de notre Terre et il ne cesse d’intercéder pour nous auprès du Père pour que nous recevions cet Esprit qui nous introduit dans la vérité toute entière, Lui le libérateur.

Je sais que Rudolf Steiner nous invite à un culte purement spirituel et idéel, et je pense bien que c’est ce qu’il y a de mieux dans l’idéal. Mais ma rencontre avec le Christ est advenue entre autres choses par sa présence réelle dans l’eucharistie.

Comme je vous disais, j’ai bien des difficultés avec le culte catholique, car, en un sens, il est porteur de tout un bagage rétrograde, il est comme porteur d’un esprit qui au lieu de nous ouvrir largement à tout le fait humain nous consigne dans quelque chose que je qualifierai de légaliste. Je devais trouver un autre moyen de célébrer l’eucharistie qu’en ayant aussi à entendre un prêche rétrograde à chaque célébration.

Le fait même que la catholicisme soit encore à ce point centré sur l’Ancien Testament et la Loi en fait quelque chose de dangereux pour l’évolution qui doit continuer d’advenir dans l’humanité et dont le Christ est le guide. C’est la Loi dans son aspect le plus spirituel qu’accompli le Christ, et non son aspect extérieur dont témoigne l’Ancien Testament.

J’ai idée que nous avons encore besoin, pour certains d’entre nous, de ce rituel de l’eucharistie, de ce que Rudolf Steiner à appelé l’Acte de Consécration de l’Homme. Mais je pense aussi que nous devons peu à peu apprendre à nous passer des prêtres, pour avoir Jésus-Christ comme unique médiateur avec le Père. Rudolf Steiner dit que l’Eucharistie devrait être une introduction à la vie en Esprit. Je pense que cette introduction nous en avons tous besoin à notre époque, ou sinon que peu nombreux sont ceux qui n’en ont pas besoin. Je sais en tout cas en avoir, moi, besoin.

Ainsi, il m’a été donnée, pendant ce temps qui court de Noël à l’Épiphanie 2026, de décider de célébrer moi-même cet Acte de Consécration de l’Homme.

J’accorde une grande importance au fait que le chrétien soit effectivement prêtre prophète et roi. Et la prêtrise à laquelle, selon moi tout chrétien est invité se manifeste par sa célécration en mémoire de Jésus-Christ de cet Acte de Consécration de l’Homme, par la célébration du repas eucharistique.

Je me suis basé sur les paroles que Rudolf Steiner à conseillé aux prêtres de la Communauté des Chrétiens pour élaborer mon propre rituel eucharistique. Je vous le joint ici. Ainsi, ceux qui voudront eux aussi célébrer ce rituel eux même trouveront, s’ils le souhaitent, une base.

J’ai, avant d’être amené à Jésus par les circonstances de ma vie, pratiqué pendant quelque temps le bouddhisme tibétain. Et je dois avouer que d’avoir un rituel à pratiquer dans ma chambre est pour moi important. Les expériences par lesquelles on passe dans sa vie intérieure à mesure qu’on est fidèle à un rituel sont j’en suis conscient, d’une grande valeur. Consommer la chair et le sang de Jésus-Christ, mort et ressuscité au cours d’un rituel célébré soi-même dans la liberté est un appui extraordinaire pour la vie intérieure.

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai eu et ai encore des combats importants dans ma vie quotidienne et ma vie intérieure. Ce blog en témoignera certainement aussi. Je compte faire de ce blog, un blog comme peuvent en faire des adolescents, pour parler de leur vie de tout les jours, de leurs aspirations et de leurs combats, de leurs découvertes.

J’espère que vous y passerez un bon moment quand vous le visiterez.

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