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Blog de Jean-Philippe Souillier-Roppert


Aujourd’hui, offrir l’or, l’encens et la myrrhe de l’écriture

Je souhaite que ma vie devienne une leçon pour les autres personnes de mon genre. Tout cela n’est pas réalisable sans le Seigneur.

Cette phrase m’invite à méditer.

Toute parole prononcée avec cœur est comme un évangile à méditer. Les blogs individuels, qui sont fait pour l’amour du blogging et sans aspiration à être beaucoup lu ni à faire de l’argent sont comme des paroles sacrées. Celui qui ouvre son cœur n’est autre, toujours, qu’il soit chrétien ou pas, que Jésus dont le côté laisse fluer le sang et l’eau. Son individualité, le sang, nous rappel à notre individualité. Ses paroles purifiantes, l’eau, nous purifient de nos erreurs et illusions si nous acceptons de les laisser porter leurs fruits. Le désir de se donner par amour n’est autre que la lance qui lui a percé le côté.

Je ne peux qu’être d’accord avec celle qui a écrit les mots que je cite. Moi aussi je souhaite que ma vie soit un apport pour celles et ceux qui m’entourent.

Je sais aussi que tout ceci n’est pas réalisable sans le Seigneur et je sais que le Seigneur est en chacun de nous, que nous soyons croyants ou pas, chrétiens ou pas. Il n’est pas d’être sans amour et Dieu est Amour. Nous portons tous un reflet de la résurection en notre cœur. Qu’il est bon qu’il se manifeste !

Dans ma vie, j’ai appris la valeur de méditer un texte grâce à cette pratique spirituelle de la lectio divina, grâce aussi à la méditation des koan zen. Dans cet esprit, et dans la suite de cette révélation qui m’est advenu en écrivant ceci, je veux apprendre à méditer les textes de mes pairs blogueurs.

Toute chose a son temps. Dans la vie, il faut savoir quand faire les choses et comment les faire.

Cette parole, elle me convoque à une méditation en profondeur. Il est des temps sacrés. Cette période entre Noël et l’Epiphanie, ces douze ou treize nuits saintes sont un de ces temps sacré. Et comment ne pas me réjouïr des dons qui me sont fait aujourd’hui ? Comme par exemple ce désir de modifier ce rituel auquel je me voue souvent, L’Acte de Consécration de l’Homme, pour y inclure un temps de prière pour autrui, pour celles et ceux qui m’entourent, pour ceux dont je lis l’évangile sur leurs blog, pour mes ennemis aussi.

Le Temps, se dit de deux manières en grec, il y a Chronos, le temps de la montre, temps indifférent, et Kaïros, Le temps, le moment favorable, comme ces temps de fête, ces moments particuliers.

Il faut savoir quand faire les choses…
…c’est aujourd’hui le moment favorable, c’est aujourd’hui le jour du salut.

Au fond, dans ces moments Kaïros du temps, c’est souvent comme quelque chose de plus grand que nous qui se donne à travers nous. Et il importe de garder cette rosée précieuse.

Ce jour, jour de l’épiphanie, pour moi qui suis chrétien, nous pourrions dire qu’il me donne, cette année, de vouloir couronner l’enfant merveilleux que j’ai été, le don de Dieu reçu (Nathanaël) que je suis.

Je rêvais, plus jeune, de me vouer à l’individualisme blogueur. Ce que j’appelais individualisme blogueur, c’est cet individualisation dans le sens noble du terme qui peut advenir quand quelqu’un écris pour d’autres ce qui est son cœur. Comme inspiré par cette flamme de pentecôte. Mais ce que j’avais oublié, jusqu’à aujourd’hui, c’est que je souhaitais aussi me vouer à l’intertextualité. Pour moi, l’intertextualité, c’est quand, lorsque nous écrivons, nous en citons d’autre que nous, qui nous éveillent à nous même, qui nous aident à penser, à être, à vivre. Longtemps je n’ai cité que les quatre évangiles, mais comment ne pas reconnaître des paroles sacrées dans tout ce qui est dit avec cœur.

L’anthroposophie m’a appris qu’on s’éveillait au contact du Moi d’autrui. Et le merveilleux cadeau de ce jour, c’est de pouvoir couronner cette compréhension par cet article.

Au fond, l’Individualisme Blogueur serait l’Or que j’offre à cet enfant Jésus. L’Intertextualité serait-ce l’encens ou la myrrhe ? La prière ou le sacrifice ? Ce serait plutôt comme une prière adressée à ceux que je cite, comme pour dire « Nous sommes ensemble », nous voulons œuvrer de bonne volonté. L’encens donc.

Mais alors que serait la Myrrhe, cette offrande du sacrifice ?

Certainement est-ce cette douleur que je ne peux éviter, de savoir que peut-être je ne serai pas compris, peut-être je ne serai pas lu, mais comme abandonné, comme dans cette grotte au lieu d’être dans la salle commune, car on ne m’aurais pas accueilli. Mais alors, ne devrais-je plutôt me réjouïr que ma vie ressemble à celle de mon Seigneur et Maître ? L’encens de l’un est la myrrhe de l’autre.

Il y a quelques jours, mes aînées m’ont conseillé de prendre ma vie en main.

Mes aînés, ce sont cette blogueuse que je cite ici, et cet autre blogueur, que je découvre aujourd’hui et qui semblent me dire, par le simple fait qu’ils tiennent un blog écrit avec cœur, « Ose ! Tu ne le fais ni pour la gloire, ni pour l’argent, mais avec cœur, pour te dire, pour dire ton propre évangile. SI Il est La vie, il est aussi ta vie. « 

Je souhaite vivre une étape après l’autre. Aujourd’hui, je préfère éviter de franchir les portes de demain.

Oui, et ainsi je change mon idée d’origine. Je voulais écrire cet article comme pour préparer demain, pour préparer mon article de demain. Comme par peur de ne pas être aussi inspiré demain, comme par peur de trop écrire aujourd’hui. Mais, s’il m’est donné aujourd’hui, il doit y avoir une raison, qui, même si je l’ignore, est pour le meilleur. C’est Aujourd’hui que je le publierai, Aujourd’hui, comme pour offrir l’Or, l’Encens et la Myrrhe à l’enfant aimé, le Roi d’Israël, et comme pour tenir les promesses du titre de ce blog, Nathanaël, lui le premier à l’avoir reconnu comme roi.

Elles m’ont dit que les choses ne seront jamais faciles, mais tous mes efforts n’iront pas en vain.

Non, il ne faut plus que je supprime mes articles après les avoir écrit et publiés, le bon cœur, et la bonne volonté avec lesquels je les écris, autant que je le peux, ont leur valeur en eux même et cet article en gardera trace. Je ne dois pas rougir de Lui, comme je ne dois pas rougir de moi. Tout ce que je suis, c’est à Lui que je le dois, le Verbe fait Chair et reconnu Roi par Nathanaël, Lui qui m’a appelé à son si doux et humble joug.

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