Nathanael.blog

Blog de Jean-Philippe Souillier-Roppert


Étiquette : Toyayel

  • Ma méthode : lire, vérifier, garder

    Je n’écris pas seulement “sur” des textes. J’écris avec eux. Et depuis quelque temps, je me suis donné une discipline très précise : une façon de lire la Bible (Louis Segond) en laissant dialoguer les mots, les nombres, et le cœur.

    Je ne cherche pas à prouver quoi que ce soit. Je cherche à m’aligner.

    1) Toyayel : un cadre de lecture (pas un gadget)

    J’ai appelé Toyayel un système de valeurs de lettres — comparable, dans son intention, à la guématria hébraïque ou à l’isopséphie grecque, mais appliqué au français.

    Je l’utilise sur le texte de la traduction Louis Segond, parce que c’est mon terrain stable : une même formulation, donc une lecture reproductible.

    L’idée n’est pas : “regarde comme c’est mystérieux”.
    L’idée est : “regarde comme ça tient”.

    Toyayel me sert de cadre pour :

    • repérer des motifs (répétitions, symétries, échos),
    • tester la cohérence (éviter l’arbitraire),
    • rester dans une discipline (ne pas tricher avec le sens).

    2) Trois niveaux : Toyayel, isopséphie, guématria

    Ma méthode se déploie en trois plans, comme un pont à trois couches.

    1. Toyayel : le français (Segond) comme fil principal.
    2. Isopséphie grecque : quand un mot grec, un verset, une forme ancienne éclaire une nuance.
    3. Guématria hébraïque : quand un nom, une racine, ou un lien (parfois via Strong) ouvre une profondeur supplémentaire.

    Mais je garde une règle :
    je ne change pas le texte pour obtenir un résultat.
    Je pars du donné, je vérifie, et je n’ajoute qu’ensuite.

    3) Un refus : la fraude

    Je le dis simplement : le danger dans ce genre de travail, c’est de devenir ivre de coïncidences.

    On peut faire dire n’importe quoi aux nombres si on triture les paramètres.
    Donc je tiens une ligne :

    • même traduction,
    • mêmes règles,
    • même rigueur,
    • et surtout : le sens avant l’effet.

    Si une correspondance n’édifie pas, si elle gonfle l’ego ou si elle rend confus, je la laisse tomber.

    4) Une boussole : suivre et garder

    Ce qui m’intéresse, ce n’est pas “d’avoir trouvé un code”.
    C’est de construire une fidélité.

    Je reviens souvent à une structure très simple, presque enfantine, mais très exigeante :

    • un cadre (la règle du jeu),
    • une marche (suivre),
    • un cœur (garder).

    Ce triptyque m’aide à rester humain dans une pratique qui pourrait facilement devenir abstraite.

    5) Ce que je cherche vraiment : l’alignement

    Au fond, je poursuis une chose : l’alignement.

    Que ma lecture ne soit pas un divertissement, mais une manière de me remettre dans l’axe :

    • plus d’attention,
    • plus de vérité,
    • plus de paix intérieure,
    • plus d’obéissance (au bon sens du mot : écouter vraiment).

    Je ne veux pas “interpréter le monde”.
    Je veux apprendre à le recevoir sans le trahir.

    6) Pourquoi j’en parle ici

    Sur nathanaelfayroi.me, j’ai écrit des textes plus denses, plus symboliques, plus intimes.

    Ici, sur Nathanael.blog, je veux poser une chose plus simple :
    ma méthode est une manière de tenir ensemble la lecture, le réel, et la vie intérieure.

    Ce n’est pas une doctrine.
    C’est une pratique.

    Une pratique de lecture qui devient, peu à peu, une pratique de présence.